PRESENCE DES NITRATES DANS L’EAU
D’où viennent les nitrates ?
La concentration « naturelle » en nitrates des eaux souterraines en l’absence de fertilisation va de 5 à 15 mg/l (NO3). Mais la source majeure provient de l’apport d’engrais azotés. Cet apport peut se faire soit directement sous forme de nitrates, soit sous forme d’ammoniac, ou d’urée, lesquels se transforment dans le sol en nitrates. Certains engrais associent les deux formes, comme le nitrate d’ammonium, qui dans les sols libère immédiatement des nitrates, avant de générer plus lentement des nitrates issus de l’oxydation de l’ammoniac. Les lisiers d’élevage libèrent surtout la forme ammoniaquée.
Que dit la réglementation ?
La directive européenne 98/83/CE du 3 novembre 1998 et sa transposition en droit français par décret n°2001-1220 du 20 décembre 2001, codifié en 2003 dans le code de la santé publique (voir Memotec n°12), mentionnent une limite de qualité de 50 mg/l pour les nitrates. En ce qui concerne les nitrites, la limite de qualité est de 0,50 mg/l, avec une restriction : la concentration en nitrites doit être inférieure à 0,10 mg/l en sortie des usines de production d’eau potable. En outre, il existe un critère supplémentaire à respecter, à savoir [NO3-]/50 + [NO2-]/3 < 1 mg/l.
Le décret 2001-1220 du 20 décembre 2001 limite à 50 milligrammes par litre la teneur maximale en nitrates de l'eau destinée à la consommation humaine. La norme de 50 mg/L a été fixée en fonction des risques courus par les populations les plus vulnérables : nourrissons et femmes enceintes.
Une eau dont la teneur en nitrates dépasse 50 mg par litre n'est pas potable.
La consommation d'une eau présentant une concentration de nitrates supérieure à la norme mais inférieure à 100 mg par litre est considérée comme temporairement acceptable, sauf pour les nourrissons et les femmes enceintes ou allaitantes.
Au-delà de 100 mg par litre, l'eau ne doit ni être bue ni être utilisée pour préparer les aliments.
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Quelle est la situation en France ?
Depuis le début des années soixante-dix, la qualité des cours d’eau s’est dégradée. Après une amélioration en 2005, la proportion de points de médiocre ou mauvaise qualité s’élève à 21 % en 2006.
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Les nitrates (NO3-) sont présents naturellement dans l’eau. Ils sont en effet issus du cycle naturel de dégradation de la matière organique. Cependant les apports dus aux activités agricoles (fertilisants et élevages), industrielles et domestiques (rejets non traités), restent prépondérants. Il est difficile d’établir des concentrations moyennes dans les eaux françaises, car il existe de fortes disparités régionales. L’Institut Français de l’Environnement (IFEN), dans son dernier rapport sur la qualité des eaux en France, fait état que sur le millier de sites surveillés, 62 % présentent une concentration de nitrates supérieure à 10 mg/l, 10 % présentent des teneurs (50 à 100 mg/l) incompatibles avec une distribution de l’eau sans un traitement spécifique, et 1 % sont totalement impropres à la production d’eau potable.
EFFETS ET NUISANCES
Y a-t-il des risques pour la santé ?
L’ion nitrate est la forme stable de l’azote, formé par l’association d’un atome d’azote avec trois atomes d’oxygène. Une fois ingéré, il peut être réduit en nitrite par les bactéries présentes dans le corps, en particulier dans la bouche, mais aussi l’intestin grêle et le côlon. A partir de 25 mg/L, les nouveaux-nés peuvent manquer d’oxygène parce que les nitrites issus des nitrates oxydent le fer ferreux (Fe2+) de l'hémoglobine des globules rouges en fer ferrique (Fe3+). La méthémoglobine qui en résulte est incapable de fixer l'oxygène.
Dans un milieu acide, l’estomac par exemple, l’ion nitrite donne naissance à de l’acide nitreux qui génère du dioxyde d’azote. Le dioxyde d’azote est capable de réagir avec des susbtances azotées qu’on appelle amines pour former des individus très peu fréquentables, les nitrosamines. Les nitrosamines endommagent les gènes et provoquent des cancers dans toutes les espèces animales.
Plus on consomme de nitrates dans l’eau, plus on fabrique de nitrosamines. Les populations qui affichent des taux élevés de cancers de l’oesphage et de l’estomac sont aussi celles chez lesquelles on retrouve des taux élevés d’une nitrosamine, la N-nitrosoproline. Plusieurs études ont trouvé que les nitrates de l’eau augmentent le risque de certains cancers - d’autres études ont conclu qu’ils n’ont pas d’influence.
En fait, la toxicité des nitrates varie selon l’environnement dans lequel ils sont métabolisés. La vitamine C bloque la formation de nitrosamines en réduisant l’acide nitreux en monoxyde d’azote. La vitamine E bloque elle aussi la nitrosation en réduisant l’ion nitrite en monoxyde d’azote. Le café, l’ail, le thé vert préviennent eux aussi l'apparition des nitrosamines.
A l’inverse, le fer des viandes rouges stimule la formation de nitrosamines, le sel nitrité des charcuteries est un précurseur direct de ces substances. (1)
Faire bouillir l’eau ne réduit pas sa teneur en nitrates. Au contraire, cela les concentre !
L’effet des nitrates sur la santé humaine a fait l’objet de très nombreuses études à l’origine de la réglementation actuelle. Les nitrates sont réputés comme étant cancérigènes et provoquant la méthémoglobinémie du nourrisson (asphyxie qui peut aller dans les cas extrêmes, mais très rares, jusqu’à la mort). Pourtant, une étude publiée en 1996* qui fait le bilan sur les données épidémiologiques connues, fait ressortir qu’il n’existe objectivement aucun résultat permettant de corréler l’absorption de nitrates et les conséquences sur la santé qu’on lui attribue. En fait, cette étude met en exergue les relations entre les nitrites et certains dérèglements du corps humain. Or, au delà de l’âge de 6 mois et en dehors de toute fragilité maladive, le corps a naturellement les capacités d’éliminer les nitrites. Dans le cas contraire, les nitrites réagissent avec des amines et amides pour produire des nitrosamines qui sont cancérigènes.
* Les nitrates et l’homme. Le mythe de leur toxicité. Par le professeur Jean L’hirondel et le docteur Jean-Louis L’hirondel. Les éditions de l’environnement.1996.
TECHNIQUES D’ELIMINATION ENVISAGEABLES Aujourd’hui, trois techniques prévalent pour respecter les normes concernant les nitrates :
1° le procédé biologique de dénitrification ;
2° la dénitratation par résines échangeuses d’ions ;
3° la nanofiltration.
4° Le kit "Anti Nitrates" s'installe sous votre évier. Il suffit de le visser sur l'alimentation d'eau froide de votre robinet de cuisine.
Vous boirez et préparerez votre cuisine avec un eau débarassée des nitrates.
Installé en 5 minutes, le kit ne nécessite ni électricité ni d'évacuation d'eau.
Un robinet et une clé sont fournis pour faciliter le changement du filtre.
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