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L’eau dans les circuits de chauffage central:
L’eau de remplissage du système de chauffage ne se résume pas à de l’eau.
L'eau est chargée en minéraux (calcium, magnésium, fer,cuivre), en gaz dissous (azote, Di Hydrogène) et gaz dissous corrosifs (oxygène, gaz carbonique, Di Chlore), en bactéries (bactéries sulphato - réductrices et bactéries filamenteuses).
C’est l’action de chauffage de cette eau qui crée les conditions de la détérioration de
l’installation à travers 2 phénomènes principaux :
l’entartrage et la corrosion métallique.
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Les sources de Chauffage |
L’entartrage :
En France, la plupart des départements possèdent une eau dure, dont la teneur en
calcium et magnésium est supérieure à 250 mg/L.
Lorsqu’une telle eau est chauffée, le calcium et le magnésium forment un dépôt de tartre sur les surfaces d’échange thermique.
L'embouage de canalisation
2 conséquences :
1) Le tartre étant mauvais conducteur thermique (niveau de conductivité 100 fois
inférieur à celui de l’acier), sa présence fait chuter le rendement de l’installation.
On a coutume de dire qu’un dépôt de l’épaisseur d’une coquille d’oeuf fait augmenter de
10% la consommation d’énergie.
2) Il produit des nuisances phoniques de bruits de chaudière.

La corrosion, les boues et les gaz:
La corrosion des installations se traduit par la création de boues et de gaz.
On peut l’imputer à 2 phénomènes principaux :
1) L’action naturellement oxydante de l’eau sur les métaux.
Embouage et corrosion des tuyaux
Le principe est le suivant :
l’oxygène dissous dans l’eau vient oxyder les parties métalliques de l’installation, créant ainsi des oxydes métalliques. Ensuite soit ceux-ci restent en suspension sous forme de boue, soit ils sédimentent dans les parties basses de l’installation.
Conséquence : des boues s’accumulent dans le bas des radiateurs. D’une part, elles
empêchent l’eau de circuler et d’autre part elles génèrent un gaz non-conducteur
thermique qui crée une zone froide sur le radiateur.
2) La corrosion intermétallique.
Sachant que tous les métaux possèdent un potentiel électrochimique propre, la corrosion intermétallique se produit lors du contact entre deux métaux qui présentent une forte différence de potentiel électrochimique. Ex : l’aluminium au potentiel négatif et le cuivre au potentiel positif. Si en l’absence d’un bon nettoyage lors de la mise en service d’une installation, des résidus de cuivre et d’aluminium ou d’acier circulent, ils vont se fixer sur le métal au potentiel contraire. Ex : les résidus de cuivre vont se fixer sur les parties aluminium et acier de la chaudière et des radiateurs.
Une fois ces métaux en contact :
1) l’aluminium se dissout au profit du cuivre
2) l’eau se décompose en gaz hydrogène et oxygène.
Conséquences :
La surproduction de gaz engendre des bruits dans les radiateurs.
L’oxygène nouvellement produit peut s’attaquer à toutes les parties métalliques
de l’installation.
Des trous se forment au niveau des matériels, engendrant des fuites. À l’heure
des chaudières à condensation dont le corps de chauffe se compose
fréquemment de silice d’aluminium, il est impératif de prendre ce danger en
considération.
La chaudière : si le corps de chauffe est emboué, il s’endommage vite et perd en rendement.
Le circulateur de la chaudière c'est-à-dire la pompe qui permet d’accélérer la
circulation de l’eau dans le circuit, est particulièrement exposé : sous l’effet des boues en suspension, il risque de s’encrasser et de se gripper. Par ailleurs, l’accumulation de
boues dans le corps de chauffe joue l’effet d’isolant thermique et réduit le rendement.
Les radiateurs : ils présentent des points froids, émettent mal ou plus du tout la chaleur. Ils font du bruit et présentent des fuites. Un chauffage d’appoint devient nécessaire.
La perte énergétique peut aller jusqu’à 50 ou 100 % pour certains radiateurs et
s’élever à 20% en moyenne pour l’ensemble du système.
La solution